Diabète et fêtes

Le diabétique doit bien connaître sa maladie pour la contrôler efficacement. Les mesures hygiénodiététiques associées au traitement permettent au diabétique de vivre normalement. La régularité des apports alimentaires en quantité et en qualité associée à un traitement efficace assure un bon contrôle glycémique.

Toutefois vivre normalement veut également dire pouvoir faire la fête ce qui signifie s'écarter de son régime habituel.

Pour les diabétiques de type 2, l'incidence d'un excès ponctuel est faible sur la survenue des complications au long cours. Il faut donc respecter une certaine mesure sans privation. Cela veut dire manger et boire plus sans pour autant se rendre malade de ses excès.

Pour les diabétiques de type 1 prévoir de faire la fête veut dire anticiper sur l'adaptation du traitement par l'insuline.

Il faut essayer de privilégier les sucres lents par rapport aux sucres rapides.

Fêtes et diabète sont donc tout à fait compatibles. Il y a trois facteurs qui militent en faveur de la fête, ce sont :

  • les repas qui durent en général plus longtemps ce qui étale l'apport énergétique et diminue les risques de pic glycémique,
  • la variété des plats et des boissons qui permettent de choisir et de privilégier une alimentation adaptée,
  • La pratique d’une activité sportive comme la danse qui succède à l'apport alimentaire et permet ainsi d'éliminer les excès.

Curieusement ces 3 éléments exposent plus à l'hypo qu’à l’hyperglycémie ce qui facilite la prise en charge.


En résumé : Fêtes et diabète ne sont pas incompatibles voire recommandés car l'apport psychologique de vivre comme tout le monde est plus important que les risques auxquels s'exposent le patient.