Techniques et fréquences de l'autocontrôle

L'autosurveillance est aujourd'hui possible pour le malade car il a la possibilité de mesurer de façon très simple son taux de sucre dans le sang. Cette autosurveillance consiste pour le malade à évaluer sa propre glycémie.

En début de traitement elle est utile pour permettre au médecin d'ajuster au mieux le traitement car il pourra se baser sur des chiffres quotidiens donc une analyse plus fine de la glycémie du patient. Dans cette initiation de prise en charge du diabète il faut également sensibiliser le patient aux conséquences glycémiques de son régime alimentaire et de sa pratique sportive.

En dehors de cas de figures d'initiation de prise en charge du diabète ou le malade va découvrir comment gérer sa maladie, l'autosurveillance n'a d'intérêt au long cours que pour les traitements avec insuline chez des patients ne sachant pas eux-mêmes gérer leur traitement.

En revanche l'autocontrôle qui signifie que le malade va pouvoir adapter lui-même son traitement en fonction de son résultat glycémique est obligatoire pour les patients sous insuline et est souhaitable pour les autres patients qui ont bien compris leur maladie.

Le passage de l'autosurveillance ou le médecin est juge du traitement, à l'autocontrôle glycémique ou le patient va lui-même pouvoir agir impose de définir un certain nombre de choses avec le malade. Il s'agit de la fréquence, des horaires, des objectifs glycémiques, et enfin de la latitude à adapter son traitement. Cet apprentissage doit se faire au cas par cas en fonction de chaque patient.

En pratique l'autosurveillance se fera en début de prise en charge en faisant 2 analyses par jour à jeun et 2 heures après le repas principal.

Lorsque l'autocontrôle a pu être mis en place il faut pratiquer les dosages deux fois par semaine à jeun.

Dans le cas du traitement par insuline il est utile de contrôler la glycémie à jeun mais aussi en postprandiale pour garantir une glycémie la plus proche de la normale physiologique.

Les appareils de lecture actuellement sur le marché fonctionnent tous sur le même principe. Il faut prélever une goutte de sang au doigt. Ce prélèvement de sang se fera avec un auto-piqueur. La méthode la plus simple est de déposer la goutte de sang sur une bandelette qui évalue directement le niveau de glycémie, l'appareil le plus sophistiqué assure la piqûre et la lecture de façon automatique. C'est au malade de choisir lui-même son appareil de mesure en fonction de sa compréhension et de ses moyens financiers.

Au début de la pratique de l'autosurveillance ou de l'autocontrôle il faut vérifier la validité des résultats avec un dosage de la glycémie faite en laboratoire.

En résumé : L'autosurveillance glycémique par le patient est indispensable en début de traitement pour adapter les doses. Cette autosurveillance se fera 2 fois par jour à jeun et 2 heures après le repas pour permettre au médecin d'avoir une bonne vision de la glycémie sur toute la journée.

L'autocontrôle permet au malade d'adapter lui-même la prise en charge de sa maladie. Cela nécessite une éducation et un apprentissage. Cet autocontrôle, pour les malades qui en sont capables, est obligatoire pour l'insulinothérapie et est souhaitable pour les autres traitements. Il faut la pratiquer 2 fois par semaine en période stationnaire c'est-à-dire hors d'événements particuliers quand le malade connaît bien sa maladie.