Diététique – guide de nutrition

Le contenu de l'alimentation se divise en 3 grandes catégories qui sont :

  • Les protéines, le plus souvent d’origine animale (viande et sous-produit comme les œufs, le lait, le fromage). 1 g de protéines ingéré fournit 4 calories.
  • Les lipides, les graisses en général là aussi plutôt d'origine animale à l'exception des huiles et de quelques fruits très gras comme les cacahouètes, apportent 9 calories pour 1 g ingéré.
  • Les glucides, le sucre d'origine végétale exclusivement apporte 4 calories pour 1 g ingéré.

L'alimentation du diabétique doit être comparable à celle d'un patient sans pathologie particulière. Cette alimentation doit être bien équilibrée en termes de rapport protéine/lipides/glucides avec 30 à 35 % de lipides 50 % de glucides et 15 % de protéines. Le nombre de calories ingérées par jour est en rapport avec la dépense énergétique de l'individu, c'est-à-dire qu'une personne âgée sédentaire doit ingérer moins de calories qu'un travailleur de force de 30 ans.

L'alimentation du diabétique doit être encore plus rigoureuse en terme d'équilibre, chaque jour est comparable au précédent et au suivant. De plus l'alimentation doit être de préférence fractionnée en plusieurs repas, 3 minimums, pour lisser autant que faire se peut la courbe glycémique.

Ces recommandations diététiques sont parfaitement compréhensibles car le diabétique équilibré prend un traitement qui correspond à son alimentation habituelle mais sachant que le traitement est chaque jour le même il faut que la qualité et la quantité des apports soit comparable.

Le diabète expose à des complications macroangiopathiques qui représentent un facteur de risque cardio-vasculaire majeur. L'apport calorique doit donc correspondre très exactement à la dépense énergétique pour éviter toute pathologie de surcharge qui amplifie les facteurs de risque.

Le diabétique doit grossièrement connaître la catégorisation des aliments glucidiques, lipidiques et protéiques pour élaborer un menu équilibré qui ne soit pas toujours identique d'un jour sur l'autre.

Les apports glucidiques sont à surveiller particulièrement en tenant compte des aliments fortement hyperglycémiant comme le pain, la pomme de terre, la semoule, les aliments moyennement hyperglycémiant comme les fruits, les pates, le riz, le sucre et les aliments faiblement hyperglycémiants comme les laitages et les légumineuses. Il faut privilégier l'apport de ses aliments faiblement hyperglycémiants et modérer au possible ceux qui sont fortement hyperglycémiants.

Au chapitre des boissons qui sont indispensables à l'alimentation, quelques règles simples sont là aussi à privilégier. L'eau est dépourvue de calorie et elle représente la boisson de choix du diabétique ainsi que toutes les décoctions et infusions comme thé, tisane, café, bouillon, potage, jus de tomates (qui est peu sucré mais souvent salé) et des boissons zestées (avec 1 zeste d'agrumes pour la parfumer).

Les boissons sucrées de type jus de fruits, sodas, sirops sont à proscrire car ils sont fortement concentrés en sucre.

Les boissons alcoolisées sont à consommer avec modération car il faut savoir que l'alcool est très calorique. 1 g d'alcool apporte 7 calories à l’organisme.

En résumé : La diététique du diabétique ressemble en tout point à celle de l'individu sans pathologie. Elle doit être mesurée, équilibrée et en rapport avec la dépense énergétique. Les 2 principales différences portent sur le fractionnement de l'alimentation qui doit être privilégié chez le diabétique avec un minimum de 3 repas par jour et une régularité très rigoureuse dans les apports alimentaires.

GLUCIDES
(1 g. = 4 Kcalories)
LIPIDES
(1 g. = 9 Kcalories)
PROTEINES
(1 g. = 4 Kcalories)
Les aliments glucidiques doivent être consommés tous les jours et répartis à chaque repas. Le minimum conseillé est de 180 à 200 g. par jour (70 g. aux principaux repas).Les graisses sont à limiter pour conserver son poids de forme et un bon choix doit être fait pour réduire le risque de maladie cardiovasculaire :
- Utiliser le beurre cru pour le petit déjeuner et les huiles pour l’assaisonnement et les cuissons en les variant ;
- Diminuer le fromage, consommer plus souvent du poisson, bien choisir les viandes.
Animales :
Les protéines animales sont toujours associées à des graisses.
Sucres simples :
Sucre de table/boissons sucrées
Légumes verts
Fruits
Laitages

Sucres complexes :
Pain
Légumes secs
Féculents
Céréales
Viandes
Poissons
oeufs
Fromages
Laitages (sauf 0%)
Crème fraîche
Beurre
Huile, margarine
Charcuterie
Frites, Chips
Pâtisseries
Sauces, cacahuètes, etc..
Viandes rouges et blanches
Poissons
Oeufs
Volailles, gibiers, abats
Laitages
Fromages

Végétales :
Pain
Légumes secs
Soja
Céréales
20 GRAMMES DE GLUCIDES REPRESENTENT
2 pommes de terre de la taille d’un oeuf
2 cuillères à soupe de purée
4 cuillères à soupe de riz cuit, de pâtes, de maïs
5 cuillères à soupe de semoule cuite
6 cuillères à soupe de légumes secs cuits
2/3 d’un bol de céréales
1/8 de part de tarte, de pizza
1/6 de baguette de pain (40 g.)
2 tranches de pain de mie
3 biscottes
1 croissant ou une brioche ou un pain au lait
4 biscuits secs
3 dattes ou 3 pruneaux
3 pruneaux
2 boules de sorbet ou de glace
1 ramequin de salade de fruits frais
1 laitage aux fruits
3 carottes moyennes
6 cuillères à soupe de petits pois
3 fonds d’artichauts
1 melon de la taille d’un gros pamplemousse
250 g. de fraises, de framboises
1 grosse tranche de pastèque
1 pamplemousse
3 clémentines
1 orange (pomme poire pêche brugnon)
4 abricots
1 mangue moyenne
¼ d’ananas frais
1 petite banane
2 à 3 figues
1 petite grappe de raisin (120 g.),
1 dessert lacté
1 ramequin de mousse au chocolat (mais gras)